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Evidence for Khrour

1 pieces of evidence found.

Id DLP.Evidence.719
Type Contemporary rule description
Location Moudjeria
Date 1955-01-01 - 1955-12-31
Rules 2x2-6 board. Each hole contains a number of counters equal to the total number of holes in the board. Sowing begins from any hole in the player's row, and proceeds anti-clockwise. Counters are captured when the final counter lands in an occupied hole, making it contain 2, 4, 6, or 8 counters. When all of the counters have been captured, a second game begins. Each player fills their holes with the same number of counters as the beginning of the previous game. The player who has extra counters holds these in reserve. The other player will have either empty holes or one without the requisite number to fill the hole. Sowing cannot begin and captures cannot be made from these holes until the contents of these holes reaches the required number of counters to fill them. The second player in the first game now becomes the first player. Play continues with subsequent games until one player captures all the counters.
Content "On le retrouvera dans le khrour, hrur maure de Moudjéria, qui mérite cependant une description plus complète, car nous allons y rencontrer quelque chose qui ressemble aux cases brûlées du jeu malais. Il est joué aux heures les plus chaudes de midi, à la première prière vespérale, zohor, par les femmes et les jeunes filles; quelquefoid les adolescents, pour approcher les jeunes filles, joueront avec elles, mais jamais entre eux. Les trous sont creusés dans le sable, et l'on emploie pour jouer, non pas la crotte de chameau, pourtant si communément admise comme jeton, mais de gros haricots de la taille d'une dragée, Canavalia ensiformis, appelés tamret 'grab, dattes du Corbeau, qui ne poussent que bien plus au Sud, ou, à défaut, le fruit appelé tougué, tugé, d'un arbuste du pays: etkišot. Le mot krur désigne le jeu lui-même et l'ensemble des pions du jeu. Deux joueuses face à face creusent deux rangées de trous parallèles—eddiar*, sing.: eddar*, lieu habité (cf. la <> des jeux étudiés), dans lesquelles elles placent des pions kyétan (sing. : kyit = impair?). Le nombre des pions par case west d'autant p;lus grand qu'il y a plus de trous: 2 trous par rangée 4 pions par trou 3 trous par rangée 6 pions par trou 4 trous par rangée 8 pions par trou Admettons que les deux joueuses aient 6 trous chacune, il y aura 12 graines dans chaque tour (fig 394). La joueuse première à jouer, S par exemple, prendra les 12 graines de la case II, en laissera une dans la case. En tournant en sens inverse de celui des aiguilles d'une montre, elle égrènera les onze graines restant, la dernière viendra en I, le nombre des graines, y compris celle qui arrivem étant impair, la graine y <>, ibat, et la main passe. Il y a 13 graines partout, sauf en II, où il y en a une seule. N joue 12 pions de XI, et le dernier viendra coucher en XI, où se trouve le pion laissé au départ. (On égrène dans la cas de départ, ce qui est une particularité assez rare.) Il y a deux graines —nombre pair—dans le pot, N les mange, yokel 'um, et la main passe. S joue un de ses pots, où il laisse une graine. S'il se couche en formant un pot de 2, 4, 6, ou 8 graines, pas au-delà, il le mange et passe la main; s'il forme en se couchant un pot impair, il passe la main sans rien manger: i but tlekhlé, il couche en brousse, ce qui est tout à fait évocateur. Quand un joueur joue, on dit qu'il nomadise, yerahal; s'il est accusé de tricher ou de s'être trompé, il doit faire à l'envers se nomadisation et revenir au point de départ. Le deuxième rob. Quand toutes les graines ont été mangées, elles sont redistribuées dans les pots. Supposons que S ait mangé 86 des 144 graines, N en aura mangé 144-86=58. S pourra remplir ses six cases et il lui restera 86-72=14 graines, qui constitueront sa réserve. N ne pourra remplir que 4 cases, et il lui restera 10 graines, qu'il placera dans sa cinquième case, qui sera borgne, dar aora, la sixième est morte, dar miyeta (fig. 394). S ayant commencé la première partie, c'est N qui commence la seconde. Elle posera une graine dans la case aveugle et dans la case borgne, mais si l'on s'y couche on ne peut les manger aussi longtemps qu'elles n'auront pas été complétées, malet, de mal = la mise. La partie n'est terminée, sauf convention particulière, que quand toutes les cases d'une joueuse sont aveugles." Béart 1955: 512-514.
Confidence 100
Source Béart, C. 1955. Jeux et jouets de l'ouest africain. Tome II. Dakar: IFAN.

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